Parce que j'crois qu'un article s'impose ...

Parce que j'crois qu'un article s'impose ...
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*
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Je veux vous parler d'un petit homme [pas si petit que ça en fait] aux cheveux doux comme de la soie et aux yeux bleus comme l'océan, avec un c½ur grand comme l'univers et une imagination qui borde toutes les mers.

J
e veux vous parler de cette personne qui compte pour moi. Cela vous importe surement peu mais pas à moi ... Une personne pas comme les autres que tout le mondeverait d'avoir ...

Je
veux vous dire a quel point on peut être con dans la vie ... A quel point on voudrait tout effacer pour pouvoir tout recommencer ...A quel point les mots vous manquent dans ces moments- ...A quel point on voudrait être quelqu'un d'autre ...

Je
veux te dire que j'suissolée ... * Et que je t'aime ...


Fanny
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# Online seit Montag, 30. Oktober, 2006 um 06:06

Geändert am Montag, 30. Oktober, 2006 um 06:17

Comme quelque chose qui se perd...

Comme quelque chose qui se perd...
*
[...]

-Ah ah ! J'avais une prof' de français, eh ! Eh ! T'vois c'que j'veux dire ?
-Eh Eh ? C'est-à-dire ?
-Ben Eh, eh ,eh ! Tu vois Ah ah ! (Haussements de sourcils intempestifs)
-Ah ! D'accord. Comment s'appelait-elle ?
-Maginot.
-Comme la ligne ? (Sourire en coin)
-Gne ? (Yeux écarquillés)
-Oui, euh, comme la ligne Maginot, pardi !
-Euh... (L'air perdu)
-Bah, euh, oui, la ligne Maginot quoi ! Tu... Tu ne connais pas ? (Yeux écarquillés)
-T'sais j'étais une queue en maths moi...
-D'accord. (L'air perdu)

Sur le coup je n'ai même pas ri. Effaré, je lui aurais fait bouffer un dictionnaire. Seulement, on m'a appris à être tolérant, la prochaine fois que je le croise, je lui expliquerai, je le promets. Tout le monde mérite de connaître un petit bout d'Histoire, non ?

[...]

L'Histoire se perd et j'ai failli en perdre mon latin. Outre ceux-ci, j'étais sur le point de perdre autre chose ces jours-ci. J'aurais préféré perdre l'Histoire et le latin à la place. Avec du bol, j'ai gardé les trois ! Ah ! Je suis trop fort ! Je t'aime p'tite poussière aux reflets de nacre.

[...]

Quentin and his sick neurons

Photo : TiT PanE (Son blog ; Sa galerie DA)

# Online seit Dienstag, 31. Oktober, 2006 um 09:55

Geändert am Mittwoch, 01. November, 2006 um 15:40

Derrière ta moustache

Derrière ta moustache
Le 1er Novembre,

« Tout se casse », dit-elle.

Stupeur. Sa remarque m'apeura. Que signifiait ce « tout » ? Elle avait semé le trouble en mon for utopiste assoiffé d'idéaux chimériques. Cette affirmation était-elle le fruit d'une quelconque étude scientifique ? Elle n'avança par d'arguments et personne ne lui en réclama : elle était âgée et cela suffit à persuader quiconque de n'importe quoi. Cependant, je demeurais perplexe et ma curiosité, avide de preuve. Je me lançai, hasardeusement, dans la recherche du contre-exemple nécessaire à démonter la déduction de la grand-mère. Autour de moi, une multitude d'objets dont l'utilité restait à prouver : un baromètre dont les aiguilles étaient anormalement bosselées, un cadre dont la photographie, usée, arborait une palette de couleurs fade. Il y avait aussi un pot-pourri de plantes aux senteurs, naguère, orientales. Enfin, une horloge indiquant 9h20. Il était 15h30, sans doute. J'imaginai ma puissance destructrice s'acharnant sur cette bibeloterie vieillissante. Elle n'en aurait faite qu'une bouchée. Je conclus que toute chose matérielle pouvait être cassée. J'entrepris l'étude de notions abstraites qui développent l'imaginaire, comme la pensée. Un souvenir ? Il se détériore. Un espoir ? Il se brise. Un désir ? Il s'annihile.

« Allons-y », ordonna la grand-mère : il était l'heure.

Nous arrivâmes au cimetière. Il fallait marcher quelques mètres et traverser la route. La grand-mère agrippa mon bras droit, alors que nous bravions le vent glacial de cette journée au temps plus qu'automnal. Elle marchait d'un pas calme, quasiment stagnant et m'entraînait à son rythme. Je crois qu'elle souffla. Je soufflai. Nous traversâmes. Il y avait foule aujourd'hui, c'est-à-dire que l'on compta plus de vivants que de morts. Nous, c'est-à-dire la grand-mère et moi, croisions, tout le long de l'infini chemin, quelques visages dont les traits nous rappelaient quelques autres visages mais le froid avait transi nos engrammes, gelant notre mémoire durant la traversée de l'immensurable cimetière. Nous plissâmes les yeux avec prudence et nous plaignîmes de la rudesse du climat. Engagés dans l'allée, nous tournions régulièrement la tête, jetions un coup d'½il à gauche, puis à droite. Nous remarquâmes quelques pots de fleurs renversés que nous eûmes le temps d'examiner avec justesse : « Il faudrait les relever », stipula-t-elle. J'acquiesçai. Arrivés au fond de l'allée, nous nous arrêtâmes. Nous étions, semble-t-il, au chevet du bon malade. Près de son lit était déjà déposée une composition florale, de très mauvais goût si mes souvenirs sont exacts. Nous y ajoutâmes, en hâte, un bouquet de chrysanthèmes. Ils allaient obligatoirement lui plaire, les chrysanthèmes étaient à la dernière mode là-haut. Une futile et brève remarque sur la composition alambiquée et il fallait déjà repartir ! Vous aviez froid. Vous aviez froid... Et lui ? N'avait-il pas froid six pieds sous terre ? Ne pouviez-vous pas lui tenir chaud pendant ses quelques minutes de chaleur annuelles ? Vois-tu, j'aurais aimé te connaître. Je suis persuadé que l'on se serait entendu à merveille. Ne t'ai-je jamais imaginé à mes côtés, fumant un cigare, riant aux éclats, le pick-up jouant les riffs effrénés de ton ami Jimmy Page ? C'aurait été fabuleux. Trop tard.

J'
avais compris, un peu. Sur le chemin du retour, je compris totalement. Outre ces fleurs renversées, ces tombes démolies et ces mausolées délabrés. Les fleurs y fanaient plus rapidement que sur les autres sépultures. La Mort en pleine décrépitude... L'Eternité elle-même était abîmée ! Quelqu'un avait osé détruire l'indestructible ! Le coupable était le laboureur du champ le plus immense de la contrée. Ce champ, c'est la Vie. Ce laboureur, c'est le paysan creusant les sillons sur vos fronts dégarnis. La grand-mère avait raison.

« Sortons », dit-elle.

A Fab'

Quentin who's shivering.
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# Online seit Samstag, 04. November, 2006 um 07:27

Geändert am Dienstag, 24. Juli, 2007 um 08:47

"Est-ce que demain finira bien ?"

*






« Le microclimat de nos c½urs, lui-même, sera bouleversé. »







Quentin

# Online seit Donnerstag, 16. November, 2006 um 12:51

L'anamour : Mode d'emploi.

L'anamour : Mode d'emploi.
.J'ai quelque chose à vous dire.

Non, je ne fais pas partie d'un groupuscule néo-nazi. Non, je ne milite pas pour le Parti Communiste. Et non, je ne m'interroge pas sur l'accouplement des taupes car je sais tout de la vie sexuelle de ce petit mammifère fouisseur de l'ordre des insectivores, qui crèche sous nos pieds dans les sols humides et meubles, en ruinant nos pelouses les plus verdoyantes.

.J'ai juste trouvé quelque chose de plus difficile à déclarer que l'amour.

C'est un peu comme dire « Je t'aime. » mais en ajoutant « pas » à la fin. Certes il n'y a qu'un seul mot à juxtaposer mais celui-ci est le plus important. Il ne faut surtout pas l'oublier, sinon c'est la cata, c'est la cata, c'est la catastrophe ! Nous pouvons, évidemment, faire plus classe. Par exemple, en préparant un vers ou deux, en alexandrins, histoire de montrer que nous sommes tout de même romantique :
« Ne veux-tu pas que je te présente mon pote ?
Il en a une un peu plus dodue, des carottes.
»
Vers que nous pourrons chanter ou même slammer puisque c'est à la mode.
Nous avons le contenu de la déclaration, il faut désormais la mettre en scène. (L'interprétation que la personne en fera est très importante car elle participe à la bonne compréhension du discours, qui, grosso modo, signifie : « Va te faire cuire un ½uf, et si tu pouvais m'en apporter un avant de te casser pour de bon ce serait sympa. »)

Tout d'abord préparons notre individu au choc psychologique dont il va être victime. Pour cela, sur un ton solennel : « J'ai à te parler, mais plus tard, dans une heure environ. » Ce délai lui laisse le temps de réfléchir et d'envisager toutes les solutions possibles dans le but d'atténuer les souffrances post-traumatiques.


.J'ai juste trouvé quelque chose d'amusant en ne pensant qu'à moi.

Au moment venu, il faut prendre un air grave comme si nous annoncions au quidam le décès d'un de ses proches, je ne sais pas, son cochon d'Inde par exemple. Précisons que la période de réflexion est terminée et que nous allons tout déballer d'une seconde à l'autre. Respirons à fond et slammons en jouant avec nos mains, le jeu de mains est censé rassurer notre interlocuteur, alors les grands gestes violents avec des bras qui partent dans toutes les directions sont à éviter. Nous réservons les tentatives d'assassinat à notre cobaye*.

Enfin, ce dialogue peut engendrer deux situations diamétralement opposées :
1- Nous avons affaire à quelqu'un de très compréhensif et pas à un gros(se) lourd(e), passons notre chemin en nous excusant.
2- La scène risque d'être ultra violente. Protégeons nos yeux, ce serait con d'assister à un suicide, surtout à notre âge.

Dans le cas 1, il est souvent conseillé de sympathiser avec la personne quelques temps après l'incident (un numéro de téléphone supplémentaire dans l'agenda ne peut pas faire de mal).
Dans le cas 2, notre répertoire n'obtiendra pas de numéro supplémentaire, dommage.

Ou plus simple (et ça marche à tous les coups) : « Je suis homosexuel(le). »
N.B. : Fonctionne aussi en remplaçant « homosexuel(le) » par « serial killer/killeuse. »

*Il ne s'agit pas du cochon d'Inde mentionné plus haut.

.J'ai juste été un connard ; est-ce un crime ?.

Pardon aux familles tout ça... lalala
Une fois m'a suffit, plus jamais :S
.Quentin.

# Online seit Freitag, 17. November, 2006 um 15:47

Geändert am Dienstag, 24. Juli, 2007 um 08:48