Les fleurs de ma vie | J'y crois

Les fleurs de ma vie                            |                           J'y crois
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C'est un mystère voguant à pleine voile,
Un secret vagabondant à travers ma vie,
Comme glisse quelque pinceau sur la toile.
Le verdoyant nénuphar fleurit sur mon lit.
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Un amer sentiment empreint de bleu me guide,
Vers l'illusoire bienfait de la réflexion,
Qui comble mon esprit à le rendre vide.
La rose déploie ses pétales rubiconds.
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De glaciales illusions assiègent mon esprit,
Prisonnier de pensées passagères et profondes,
Qui fondent à la lueur diffuse de la bougie.
A mes pieds croît la jaune jonquille pudibonde.
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Je scelle la porte, couvre l'extérieur,
Je contemple le visage de l'intérieur,
Tout en songeant amoureusement en mon for,
Qu'il soit dedans, à l'air libre, ou caché, dehors.



« Je crois en tout un tas de choses, mais croient-elles en moi ? »



Quentin

# Online seit Mittwoch, 20. September, 2006 um 15:34

Infusion fusionnelle

Infusion fusionnelle
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Tout en sirotant mon infusion au thym agrémentée d'une pointe de miel, j'espérais te voir en dedans. Peut-être allais-tu surgir de la tasse, j'ose l'entrevoir car j'aurais eu mal de te boire, ou peut-être étais-tu la source de ces délicieux effluves d'ambroisie. La tasse laissait s'en échapper une telle quantité, et si sucrée, qu'elle m'enivre aujourd'hui encore. J'étais persuadé que tu t'y baignais. N'était-il pas divin ce bain ? Au moins aussi délicieux que celui d'une princesse Egyptienne. Et si Cléopâtre avait accepté de s'y baigner, c'est tout naturellement que j'aurais pu apercevoir ton corps dénudé y flotter. -N'insinue pas que je l'eusse préférée à toi, mais ils t'ignorent et Cléopâtre était d'une beauté au moins égale à la tienne.- Cette tisane avait l'odeur de l'amour -je crois qu'elle avait été infusée avec amour- et je te contemplais mais tu n'étais pas là.

Je tentai, en vain, de te pêcher au moyen de ma petite cuiller en or car je rêvais, secrètement, de t'apporter à mes lèvres. Rien qu'une fois, pour te goûter. Rien qu'une seule fois, rien que pour voir si c'était différent, avec toi. Tu auras pardonné, à force d'y avoir été confrontée, ma curiosité ; mais j'eus été attiré par l'inconnu, surtout lorsqu'il eut ton visage.Tout en délicatesse, je plongeai le petit instrument doré dans la tasse, je n'obtins que quelques ronds aquatiques. Pour moi c'était reculer pour mieux ricocher, et je décidai de retenter ma chance. J'attrapai une cuiller à soupe, et non sans une application certaine, tâchai de t'extirper de là. La bouée n'était apparemment pas assez grande car je ressentis, une fois de plus, ce sentiment de frustration enfantine. Oui, j'aurais pu abandonner. Non, je ne le fis pas. Je mis en œuvre un florilège de subterfuges aussi farfelus les uns que les autres pour me venir en aide. J'étais le naufragé, j'étais le sauveteur et tu étais la mer. Jamais je ne m'étais autant agité de ma vie ! Mais bientôt je compris, et c'est désormais ma fierté, que rien ne servait de te sauver si tu étais condamnée. Et je me condamnai.




Que des mots !
« File-moi ton num bébé, j'te kiffe grave ! » Mouhahaha !



Quentin

# Online seit Freitag, 29. September, 2006 um 15:24

Geändert am Montag, 23. Juli, 2007 um 11:08

Le trompe-l'oeil

Le trompe-l'oeil
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De la pluie dans les mirettes, bientôt tout un océan y naissant. La pupille qui scintille de désespoir, les cils trempés d'inimitié. Pas assez de force dans les paupières pour chasser le mauvais temps. Elle n'en finit pas de fondre.
C'est un déluge au dehors.

Des milliers de soleils et deux billes, ça respire la vie et les amours heureuses. Les sourcils dessinés par le désir, l'iris bigarré comme l'arc-en-ciel. Rien ne peut ternir l'allégorie. Elle n'en finit pas de briller.


C'est un déluge au dedans.

Paraître mais ne pas être ce qu'on laisse transparaître, c'est exister à travers un verre sablé : ne plus être qu'une silhouette.



D'après toi, laquelle des deux est la moins malheureuse* ?



Message personnel : Je suis bête de l'extérieur.

Quentin

# Online seit Mittwoch, 04. Oktober, 2006 um 15:38

Geändert am Montag, 23. Juli, 2007 um 11:08

Le temps d'une réunion aux Heureux Anonymes

Le temps d'une réunion aux Heureux Anonymes
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-Allez-y, nous vous écoutons !

-(rougissant) Hum... Bonjour, alors voilà, euh, j'ai 16 ans, je m'appelle Quentin, et...

-(tous ensemble) Booonjooouuuur Queeeentiiiiin !

-(déglutition) Et, hum, je suis, comment dire hem, heureux depuis 1990...

-Aw ! Je suis profondément touché et navré, Quentin. Mais dites-nous ce qui a bouleversé votre vie à ce point ?

-(soupir)

-Faites un effort, nous sommes tous vos amis.

-Je...Je suis, ah, c'est trop dur... (pleurs)

-Quentin, je compatie, mais si vous ne dites rien, nous ne pourrons pas vous aider...

-1, 2, 3 : Je suis content de vivre.

Silence total, puis :

-Vous traversez une période très difficile d'un point de vue émotionnel. Cependant, vous avez fait un premier pas non négligeable vers l'équilibre rationnel. Je vous en félicite ! Autre chose, savez-vous de quelle origine provient votre malheur ? Prenez votre temps.

-(essuyant ses larmes) Oui... Il provient de... De ma naissance...

-Pouvez-vous nous en dire davantage ?

-J'ai ri quand je suis sorti.


« La pollution n'est pas dans l'air, elle est sur vos visages blêmes ! » R.S.



Quentin

# Online seit Sonntag, 22. Oktober, 2006 um 07:27

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Plusieurs fois je suis retournée ici ...
Sur cette page d'internet ...
Pas d'inspiration ...
Aucune apparition ...
Peut être qu'aujourd'hui, ma p'tite fée va se remettre en marche ...
Pour que des couleurs apparaissent sur cette page ...

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Aucune inspiration ?
Peut être parce que tout le monde commence a s'approprier ces pages ...
Parce que tout le monde commence a faire comme tout le monde ...
Et parce que la banalité ce n'est pas pour moi ...
Même si en fait, on a du mal à s'en y échapper ...




Tout ça pour ne rien dire en fait ...



Fanny
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# Online seit Donnerstag, 26. Oktober, 2006 um 10:09

Geändert am Montag, 23. Juli, 2007 um 11:08