Lilly

Lilly
*
*

Je voudrais tapisser tes murs
Jusqu'à ma liberté retrouvée
Y crayonner un petit coin de verdure
Où tu pourrais t'asseoir à mes côtés

Lilly, Lilly et l'homme chou-fleur

Je voudrais souffler des bulles
Venues du Pacifique, des bulles océanes
Bercer leur envol d'un air de Dylan
En conciliabule, te dire que tu es la plus belle des libellules

Lilly, Lilly et l'homme chou-fleur


Je voudrais sur ton ciel scotcher des étoiles
Que l'on m'achète mille rouleaux, j'en veux plus qu'à Broadway
Ainsi illuminer nos nuits d'un tissu astral
Même que tu pourrais y tremper tes petits pieds

Lilly, Lilly et l'homme chou-fleur

Je voudrais dans le creux de ta main tracer mes propres lignes
Alors main dans la main nous ne ferions plus qu'un
Plus qu'un seul tout, plus qu'un seul rien
Et si jamais tu me lis, bien que ce soit fini, fais-moi signe

Lilly, Lilly, même si ce n'est pas toi qui fais la une de Playboy
Tu es celle qui a bouleversé mon destin d'homme chou-fleur
Je veux pour toujours serrer ta pogne contre ma pogne
Hey ! Ne t'en va pas sans moi ! T'as déjà vu un chou-fleur qui pleure ?

Quentin

# Online seit Sonntag, 30. Juli, 2006 um 04:46

Prends tes cliques mais ne prends plus tes claques

Ta copine Marie Lou l'a dit
L'autre soir au bistrot
Vivement l'été, la plage, le midi
On essaiera nos nouveaux maillots

Prends tes cliques mais ne prends plus tes claques

C'est pas pour rien qu'on a perdu 3 kilos
Y'a fallu se priver des frites du dimanche
Avaler des pilules contre la rétention d'eau
Tout ça pour bronzer en Provence

Prends tes cliques mais ne prends plus tes claques

Sauf que pour toi c'est râpé
Pas la peine d'enfiler le haut
Tu peux déjà te rhabiller
Le sable c'est pas bon pour tes bobos

Prends tes cliques mais ne prends plus tes claques

Tant que tu vivras avec lui
L'été, Marie Lou ira se dorer sans toi
Parce qu'il l'aura décidé à coups de parapluie
Alors que c'est le parasol que Marie déploie

Prends tes cliques mais ne prends plus tes claques

Je sais que tu l'aimes ton Marcel
T'es comme toutes ces fleurs amochées
Il n'y a que le téléphone qui puisse te rendre belle
Mais tu peux pas t'en approcher

Prends tes cliques mais ne prends plus tes claques

Difficile de faire la rebelle
Envers un ennemi que tu trouves charmant
Mais il n'y a que les connards qui martèlent
Un être aussi vibrant

Prends tes cliques mais ne prends plus tes claques

Faut pas que ça se sache
Ca va lui passer
Ainsi tu perds le match
Ca va te casser

Prends tes cliques mais ne prends plus tes claques

T'as commencé à en parler
Mais ta copine elle est dans le flou
Entre ses gosses, la télé et ses mauvais antireflets
Faut pas trop compter sur Marie Lou

Prends tes cliques mais ne prends plus tes claques

Pique-lui sa bagnole
De toute manière en tôle il en a pas besoin
Fais-lui la nique à ce guignol
Ma chérie, va-t-en loin !

Quentin
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Prends tes cliques mais ne prends plus tes claques

# Online seit Sonntag, 30. Juli, 2006 um 16:17

Sonnet-alexandrin d'une nuit d'été...

Sonnet-alexandrin d'une nuit d'été...
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Je soulève le velours de la volupté
Vallonné de lacets virtuoses et labiles
J'exalte la blondeur de ces épis de blé
Valsant lascivement d'un pas des plus habiles

Je déguste quelque gouttelette sucrée
Qui glisse sur la soie glycine de l'étoffe
Je brigue ces cinq brins coquettement gantés
Quiète séquence aux tendances philosophes

Soupirant une pensée gredine et enfouie
Plainte d'un été jusque lors sans lumière
Je caresse des lèvres ma perle de nuit

La Lune est à sa luisante apogée obscure
Son candide éclat de fidélité dévoile
Cent hivers passés sur cette nuit sans futur

Quentin

# Online seit Montag, 07. August, 2006 um 05:55

Futile rencontre

Je t'ai surpris alors que tu cherchais quelqu'un. Quelqu'un pour jouer, quelqu'un pour te réchauffer, quelqu'un à manger. Je ne sais pas. Tu étais petit, j'étais grand. Tu étais en bas, j'étais en haut. Cela aurait pu suffire pour que tu te sois enfui. Pourtant, tu es resté, tu attendais. Le regard tout d'abord effarouché. L'écho de la fenêtre mécanique qui s'ouvre en trombe résonnant encore à l'intérieur de tes fragiles oreilles. Tu étais assis en bas, j'étais debout en haut. Je fixais tes yeux. Ils étaient verts. Ils étaient comme griffés, chacun d'une seule brillante griffure. Tu fixais les miens. Ils étaient bleus. Ils n'étaient pas comme les tiens. Tu en avais des mystérieux, j'en avais des cristallins. Chacun de nous était intrigué. Quelle curieuse découverte. Difficile pour moi de percer à travers ton regard. Je souris. J'ignore si tu as compris ce que cela signifiait. Tu as cligné des yeux. Peut-être n'ai-je pas compris ce que cela voulait dire pour toi. Nous étions plus détendus maintenant. Séquence contemplative. Je pense que tu as su déchiffrer mon regard. Tu as deviné que j'étais un ami. Tu n'étais plus méfiant envers moi. Tu te détachais parfois de mes yeux pour vérifier si le danger ne venait pas alentours : à gauche, mes yeux, à droite, mes yeux, à gauche, mes yeux, à droite...
Quant à moi, je cherchais également le péril. Mais je faisais semblant car je s
avais très bien qu'il ne pouvait rien m'arriver : à gauche, tes yeux, à droite, tes yeux, à gauche, tes yeux, à droite...
Mes poils se sont hérissés, je frissonnais. Tu as cligné des yeux. J'ai déco
uvert en toi quelqu'un de curieux. Je t'avais déjà aperçu dans le quartier. Mais je n'avais jamais fait attention à toi, à tes yeux et à ton charme. Toi non plus d'ailleurs...
Puis tu t'es lassé. Mes
yeux n'étaient certainement pas assez captivants, sûrement pas assez vivants et définitivement pas assez dévorants. Tu es parti en faisant le tour de cette voiture. Et comme j'avais du mal à te voir, j'ai tendu un peu plus mon cou à travers la fenêtre et j'ai constaté quelque chose qui m'a fait sourire, et même rire : tu t'étais retourné, comme pour voir si je m'accrochais, si je ne t'avais pas déjà oublié. Au moment où je relate cette futile rencontre, tu ne sais même plus que j'existe. Ta mémoire le permet-elle seulement ?
En tous cas, je ne claquerai plus dans mes mains quand
tu viendras te promener dans mon jardin, le chat. (En plus c'est le chat rose que t'aimes tant mon pote ^_^')


Quentin
Futile rencontre

# Online seit Samstag, 12. August, 2006 um 10:42

Geändert am Montag, 23. Juli, 2007 um 11:08

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O n__s e__d i t__d £ u x__s e m a i n e s ...
On n'a pas £nvie ...
On a p£ur de ce que l'on peut rencontr£r ...
De s'£nnuyer ...
D'haïr ces d£ux semaines ...
On pense à tout ce qui va nous manqu£r ...
Aux personnes qu'on ne v£ut pas quitter ...
£ t__l e__j o u r__J__ a r r i v e ...
Plus vite que prévu en fin d£ compte ...
Le t£mps ne passe pas ...
On se d£mande ce qu'on fait là ...
On veut r£partir ...
£ t__l e__t £ m p s__c o n t i n u e__à__p a s s £ r ...
£t les choses commencent a changer ...
On fait des r£ncontres ...
On rigol£ ...
£t on arrive à s'amus£r malgré tout ...
L a__d e u x i è m e__s e m a i n £__p a s s e__p l u s__v i t e__q u e__p r é v u ...
£t voilà que tout s'arrèt£ ...
A contre co£ur d'un coté ...
M e r c i__p o u r__c e s__d £ u x__s e m a i n e s ...
*
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Fanny

# Online seit Dienstag, 15. August, 2006 um 18:32

Geändert am Dienstag, 24. Juli, 2007 um 08:47