Les Contes de Noël : Tes Jouets Par Milliers

Les Contes de Noël : Tes Jouets Par Milliers
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Tout est parfait pour la venue du petit papa noël. On a décoré les fenêtres à l'aide d'images bienveillantes et pleines de magie, papa a terminé d'installer les guirlandes électriques le long du chéneau, enfin, le petit et sa maman ont donné naissance, devant l'entrée, à leur troisième bonhomme de neige cette saison.

Toute cette agitation étant très épuisante, les charitables parents ont invité leur enfant à siester. Ni une ni deux le voilà qui roupille. Quelle aubaine ! C'est dans un élan de générosité exemplaire que les parents réserveront leur après-midi aux courses de Noël. Ils seront obligés de laisser seul le fruit de leurs entrailles pendant quelques heures, mais ils le font pour son bien, comment réagirait-il s'il découvrait que le père Noël n'existait pas ? Oh, ils ne l'y ont pas préparé ! Et puis, c'est Noël, il ne peut rien arriver de grave, à Noël. Le trajet en monospace, de la maison au centre commercial, se fait dans le souci et dans le doute. L'esprit du père est tiraillé : a-t-il pris sa carte bleue ou est-elle restée dans le petit panier de l'entrée ? On ne peut pas vérifier maintenant (saleté de ceinture de sécurité !), il faut s'arrêter, alors on accélère pour parvenir le plus rapidement possible au parking du magasin.


Ouf ! Le petit bijou est avec nous, sain et sauf. Allez, on se précipite vers les caddies, on prend le plus gros et celui dont les roues permettent une prise de vitesse optimale. Pas de quartiers pour les concitoyens, premier arrivé premier servi ! Les autres ne sont plus que des adversaires qu'on bouscule ou qu'on lapide. On arrache le dernier Action Man des mains d'un badaud qu'on n'hésite pas à mordre s'il refuse de lâcher le jouet tant convoité par la foule. L'insatiable chariot avale, avale, avale et trimballe, sans fatiguer, une tonne de divins présents. Quelle vaillance ! Les touaregs auraient tout intérêt à remplacer leurs dromadaires par des caddies... La rage et le désir s'entremêlent en une flamme vigoureuse dans leurs yeux avides de nourriture pour chariots. Ils sont au bord de la paranoïa et le moment est venu de passer à la caisse...

Les concurrents atteignent la dernière ligne droite, se jettent un hostile et ultime regard, préparent leur chéquier et... C'est parti ! A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire mais quel soulagement quand on a accompli son devoir !

Quentin

# Posté le dimanche 24 décembre 2006 09:34

Modifié le dimanche 24 décembre 2006 18:29

Les Contes de Noël : Réveillons-nous et Réveillonnons !

Enfin ! Il est là, le Réveillon ! Ils l'ont attendu et préparé pendant un an. Tout le monde sera là, la mère est très excitée à l'idée d'organiser la soirée, de recevoir les invités, et de cuisiner les mets successifs. Il faut signaler au lecteur que c'est le seul jour de l'année où une famille peut se réunir toute entière, hormis cette date c'est impossible : il manque toujours quelqu'un ou on oublie malencontreusement d'inviter le vieil oncle Firmin. A Noël, on est obligé de convier n'importe qui pourvu qu'il soit de la famille. C'est ça, l'esprit Noël !

De 16h à 20h, une infinité de couples pouponnés, habillés à la super plus énième mode et les bras chargés de cadeaux, titillent la sonnette de la porte d'entrée qui frise le surmenage accompagné d'une extinction de voix. Puis, une fois que le salon est bondé, que des groupes se sont formés (pas que l'on refuse de se mélanger à moins instruit que soi, mais plutôt qu'on ne veuille pas ennuyer l'autre avec des discours trop abstraits), et que des rires plus ou moins distingués commencent à éclater, il est temps de passer à table. Ceux qui l'ont dressée la trouvent parfaite, certains pensent qu'elle l'est trop mais le canard farci aux marrons mettra tout le monde d'accord. C'est qu'elle y a passé du temps sur la volaille, c'est même elle qui lui a coupé la tête ! C'est dire si elle a du mérite, la mère de famille.

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On se bâfre plus qu'on ne déguste, ainsi les pauses sont fréquentes. Ceux qui, par souci de politesse, ne parlent pas la bouche pleine en profitent pour terminer leur discussion. Les autres deviennent compréhensibles et l'interlocuteur s'autorise à replier son parapluie. On suit le rythme jusqu'au dessert où l'on commence à osciller légèrement, mais quitte à être saoul, autant bien digérer ! De ce fait, on ne lambine pas avec la goutte. De toute façon, il n'y a aucun problème pour repartir, le jeune passe son permis le mois prochain, c'est comme s'il l'avait déjà. Minuit. C'est l'heure d'ouvrir les cadeaux ! On se précipite sous le sapin et comme on a pensé à tout, les noms sont sur les paquets, pratique ! La majorité fait semblant d'être ravie, qui dit beaucoup d'invités dit petits cadeaux. C'est l'intention qui compte diront implicitement certains. Quant à la marmaille, elle est déçue de ne recevoir que des vêtements et préfèrerait des jouets même jusqu'à s'ébattre nue.

« Maintenant qu'on a ouvert les cadeaux, on rentre à la maison ! », tonitruent les enfants. C'est ainsi que la vie continue pour ceux qui n'ont pas trop bu et qui peuvent sereinement préparer leur sauterie de Nouvel An.

Quentin
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Les Contes de Noël : Réveillons-nous et Réveillonnons !

# Posté le lundi 25 décembre 2006 06:24

Il n'y a plus assez de terre cultivable dans mon jardin

Il n'y a plus assez de terre cultivable dans mon jardin
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Tinquetique-tinquetinque était un jardinier vivant reclus dans un petit cottage à proximité du village d'Accodaque-daccodaque. Sa vocation, Tinquetique-tinquetinque la tenait de ses mains. Elles étaient les plus vertes de toute la contrée. Les habitants d'Accodaque-daccodaque, les Accodaque-daccodaquois, ne s'étaient jamais aperçus de son talent car ils préféraient se tenir à l'écart du monstre aux mains virides... C'est pour cette raison que Tinquetique-tinquetinque vivait dans une profonde solitude et n'avait comme confidents que ses seuls amis : les végétaux. La cerise rougissait de ses caresses amoureuses, la mirabelle violetait de la cannelle et du miel qu'il offrait du bout de ses doigts et l'églantine rosissait des baisers déposés à l'appendice de ses épines. Il ne faisait qu'un avec la nature, d'où le rejet de ses concitoyens.

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Un matin d'été, alors que Tinquetique-tinquetinque contemplait, à travers le vitrail terni de sa fenêtre, le monde extérieur, une hallucinante lueur obligea ses paupières à ciller plusieurs fois avant de ne se fermer, épuisées. De nature malgré tout curieuse, il bondit hors de son nid. Dehors, il s'aperçut que la lumière émanait d'un buisson sur lequel poussaient ses baies préférées ; c'était un mûrier sauvage. Une étoile s'était-elle décrochée du ciel ? Avait-elle été emportée par la fine rosée du matin ? Il s'approcha, prudemment et en plissant les yeux, du fantasmagorique phénomène. Quel ne fut pas son ravissement quand il découvrit, si harmonieusement déposée sur la plus belle mûre de l'arbuste, une bellissime coccinelle. A la lumière plus douce maintenant, il effleura de ses doigts verdoyants le fruit sur lequel se tenait la bête à bon dieu. Le charme s'opéra. Inconsciemment, Tinquetique-tinquetinque se rapprocha de la créature, un pas, deux pas, trois pas... Un baiser fut abandonné par la coccinelle sur ses lèvres, pudiques : « Prends soin de cette arbre, je reviendrai. », dit-elle. Elle disparut comme elle était apparue, dans un tourbillon de splendeur.

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« Il ne faut pas perdre une seule seconde, le mûrier doit être à la hauteur pour son retour. », se surprit à soliloquer Tinquetique-tinquetinque. Il se mit à la tâche dès qu'il eut fini de faire ses plans, et, en quelques heures le mûrier flamboyait de majesté à tel point que la jalousie des autres végétaux était palpable. Seulement, à la fin du jour, son amour n'était toujours pas revenu et Tinquetique-tinquetinque alla se coucher, dépité mais fermement décidé à prolonger son travail. Il répéta sans cesse ce manège et était devenu le valet de sa seigneurie. Tandis que le mûrier sauvage prenait des airs de noblesse, le reste du verger demandait l'aumône. Ainsi, une vie toute entière semblait s'être déroulée depuis l'apparition de la reine de son c½ur, et les couleurs, jadis pétillantes, du plus vivant des jardins d'Accodaque-daccodaque s'étiolaient... Seul le mûrier demeurait chaleureux.

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« Ne reviendra-t-elle jamais ? Elle qui sut si bien geler mon c½ur ? Badauds, prenez le temps de contempler mon jardin, il est à l'image de mon c½ur fané. Ce baiser, si doux fut-il, anima en moi la flamme qui consuma mon jardin. »

All apologies
Quentin

# Posté le mercredi 10 janvier 2007 10:30

Modifié le mardi 24 juillet 2007 08:47

Mon article préféré



Je choisis l'indéfini pluriel ;
hors des âges, hors du ciel.
Trois lettres me portent au voyage ;
hors du ciel, hors des âges.
D E S

Quentin

# Posté le samedi 07 avril 2007 16:10

30 mai



Tellement de choses se bousculent dans ma tête. J'essaye désespérément de trouver quelque chose. Mais c'est sans succès apparemment. Je resterai sur une place seconde et sombrerai dans la banalité. J'ai comme une envie de tout déchirer. Finalement tout c'que j'sais faire c'est du papier gribouillé. Comme un sentiment de vide. De faiblesse. D'incompréhension. Je crois que tout c'que j'entreprends n'est que superflu. La peur me ronge. De plus en plus. Et les questions résonnent. Sans de vraies réponses.


J'vous jure, un jour j'arréterai de me plaindre.

Fanny

# Posté le mercredi 30 mai 2007 14:11

Modifié le dimanche 10 juin 2007 04:32